Présentation du master HCP (Histoire, Civilisation, Patrimoine), ouverture septembre 2018

Le Master HCP (Histoire, Civilisation, Patrimoine) est ouvert aux historiens, aux historiens de l’art, aux archéologues, mais aussi aux étudiants de géographie, de lettres et de géosciences. Les périodes étudiées vont de l’Antiquité à l’époque contemporaine, et la formation comprend les cours de Capes et d’agrégation. Le Master HCP est divisé en quatre parcours : « Histoire de l’art, patrimoine et musées », « Mondes antiques : histoire, histoire de l’art, archéologie », « Mondes modernes et contemporains : recherche, transmission, et diffusion de l’histoire », « Histoire publique et expertises scientifiques ». La formation proposée repose sur des séminaires mutualisés entre les parcours et des séminaires spécialisés destinés à approfondir des savoirs et des méthodes propres à une discipline, une période ou un champ de recherche. Les séminaires et les journées d’étude, qui s’appuient sur deux laboratoires (CRIHAM, HeRMA) initient les étudiants à la recherche. La formation vise à former des professionnels de la recherche, de la certification et de la médiation de la donnée historique, pour des emplois dans les secteurs culturel, patrimonial, archivistique ou technique.

Le parcours « Histoire de l’art, patrimoine et musée » a pour objectif de fournir une formation permettant d’assurer des fonctions de direction établissements polyvalents (musées de collectionneurs, d’écrivains, sites ou domaines remarquables….), des missions de valorisation et de médiation patrimoniales, en particulier à l’échelon régional, l’organisation d’événements culturels et de projets d’Education artistique et culturelle en phase avec l’Education nationale. Il s’agit de renforcer les connaissances en histoire de l’art et d’acquérir des compétences dans le domaine de la conservation, régie des œuvres, inventaire, catalogage etc. afin d’offrir des débouchés professionnels dans tous les domaines patrimoniaux matériels et immatériels. La formation est complétée par l’acquisition de compétences en gestion, droit du patrimoine et de la culture, en langue étrangère et maîtrise des outils numériques. Outre des séminaires et journées d’étude pluridisciplinaires, la formation comprend un projet tuteuré réalisé en petits groupes sous la responsabilité d’un enseignant-chercheur et d’un commanditaire extérieur, un stage en rapport avec le mémoire de recherche pure ou appliquée et des voyages pédagogiques.

Le parcours « Mondes antiques : histoire, histoire de l’art, archéologie » s’adresse à tous les étudiants désirant se spécialiser dans la connaissance des différentes civilisations antiques d’Europe, du bassin méditerranéen, du Proche et du Moyen-Orient. Adossé aux travaux des membres du laboratoire HeRMA (EA 3811), il offre une formation poussée en histoire, archéologie et histoire de l’art au sein de séminaires spécialisés faisant dialoguer ces trois disciplines. Une ouverture vers l’anthropologie historique est également proposée en deuxième année. Tout au long du parcours, des ateliers au choix familiarisent l’étudiant avec les langues anciennes, l’usage des sources textuelles antiques et notamment l’épigraphie ou la topographie pour les archéologues. Des excursions régulières dans des musées et sur des sites archéologiques permettent de sortir du cadre strictement académique et de se confronter à la réalité du terrain. Un mémoire de recherche, s’articulant autour d’un sujet choisi dès la première année, encadré par un chercheur de l’équipe HeRMA et développé sur les deux années de master est l’élément central de ce diplôme universitaire. Par ailleurs, un stage d’au moins deux mois est obligatoire en deuxième année. Dispensés par des enseignants-chercheurs, des membres de l’Institut National de Recherches Archéologiques Préventives, des professionnels d’institutions muséales, les enseignements de ce parcours visent à former les étudiants aux métiers de la recherche, de l’enseignement, de l’archéologie, du patrimoine et de la médiation culturelle.

Le parcours « Mondes modernes et contemporains : recherche, transmission et diffusion de l’histoire » propose une formation à et par la recherche aux étudiants qui se destinent à la préparation d’un doctorat, aux métiers liés à la recherche ou à la diffusion des connaissances, ou encore aux concours de la fonction publique territoriale ou nationale (en particulier le Capes et l’agrégation). Adossé aux ressources et aux chantiers du Criham (EA 4270), il vise l’acquisition d’une solide culture historique moderne et contemporaine, l’ouverture sur le monde et les codes de la recherche (réalisation de mémoire de recherche, comptes rendus de lecture, initiation à l’écriture scientifique et à l’organisation de rencontres scientifiques, aux humanités numériques), et plus largement l’assimilation des savoirs et savoir-faire de l’enquête (collecte de documents, analyse, synthèse et restitution) et de hautes compétences rédactionnelles. Une mobilité internationale est possible. En deuxième année, les étudiants peuvent, s’ils le souhaitent, préparer l’agrégation d’histoire en validant les enseignements du DU Agrégation. Tout au long de ces deux années, les enseignants-chercheurs en histoire moderne et contemporaine s’attachent à un encadrement attentif de chaque étudiant, et favorisent, à travers séminaires et ateliers, des formes de travail innovantes, actives et collectives, en prise sur les enjeux vivants de la discipline, au croisement de la recherche fondamentale et de la demande sociale.

Le Parcours « Histoire publique et expertises scientifiques » (ExHist) entend former des professionnels capables d’assumer des missions variées que des employeurs confient rarement à des historiens. Il est adossé à des programmes de recherches ouverts aux humanités numériques. Dans le cadre de la formation de futurs docteurs, il offre un tremplin vers le dispositif CiFRE. Il propose une formation en termes de recherche documentaire, gestion de projets, métiers des archives, mise en relation d’acteurs de terrain, transmission du savoir pour tous, afin de préparer à des métiers émergents. Partant du constat que les chargés de mission, les agents des services techniques ou culturels, les journalistes, les responsables en charge de la culture, du patrimoine mais aussi de la valorisation touristique, dans les mairies, les communautés d’agglomération, les départements, voire les régions, n’ont pas vocation à extraire eux-mêmes les données historiques et patrimoniales valorisables, et que les acteurs qui les emploient connaissent souvent mal les ressources historiques qui s’offrent à eux, l’équipe pédagogique va former des professionnels de haut niveau en histoire, experts et créatifs, capables de servir d’interface entre ces acteurs de terrain et leurs collaborateurs. Les enseignants-chercheurs de ce parcours travaillent au sein du CRIHAM (EA 4270) et de la MSH (USR-UP/CNRS 3565). Historiens, ils collaborent avec d’autres disciplines, telles que le droit, la psychologie, les sciences de la vie et de la terre, la géographie et l’économie. Ils disposent d’une solide expérience dans le champ de la médiation et de la vulgarisation scientifique, territoriale et culturelle.

Le quatrième parcours est intitulé Histoire de l’art, patrimoine, musées.

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