L’équipe CRIHAM

Directeur : Guillaume BourgeoisLogo_CRiHAM_Ch.Gr.UP

 

 

Le Centre de recherches interdisciplinaires en histoire, histoire de l’art et musicologie est une unité de recherche commune aux Universités de Poitiers et de Limoges. Il procède de la fusion en 2008 du Gerhico (Groupe d’études et de recherches sur l’histoire du centre-ouest atlantique – Poitiers) et du Cerhilim (Centre d’études et de recherches historiques de Limoges). Le Criham met en œuvre des recherches dans un espace large, depuis l’Europe, jusqu’à l’Afrique du Nord et, outre Atlantique, vers la Nouvelle France, et ce de l’Antiquité à l’époque contemporaine.

Il participe activement :

– à la recherche fondamentale dans les disciplines citées ainsi qu’en histoire du droit et des institutions ;

– à l’accueil et à l’encadrement de doctorants, de jeunes chercheurs et assimilés, de stagiaires, dans le but de former à et par la recherche ;

– à la réalisation d’expertises et de projets de recherche régionaux, nationaux, européens et internationaux ;

– à la diffusion des savoirs et la valorisation de la recherche, au niveau local, national et international.

Le Criham compte actuellement vingt-huit enseignants-chercheurs de l’Université de Poitiers et quatorze enseignants-chercheurs de l’Université de Limoges, dix-sept chercheurs associés et cinquante et un doctorants. En outre, trois de ses enseignants-chercheurs sont actuellement en poste à l’étranger (Espagne et États-Unis). Vingt-quatre thèses ont par ailleurs été soutenues depuis 2011. Le Criham est le laboratoire d’adossement de la spécialité « Monde moderne et contemporaine » du Master « Civilisation, histoire, patrimoine et sources » de l’Université de Poitiers et du Master « Histoire des pouvoirs, des appartenances et des transferts » de l’Université de Limoges.

La recherche au Criham s’articule autour de trois axes et d’une thématique transversale (Traces et usages du passé) :

– Émotions, création : Ces thèmes, précocement abordés par les neurosciences, la psychanalyse et la psychologie, ont été plus récemment envisagés par les sciences historiques à travers l’historicité des émotions. La réflexion prend solidement appui sur les recherches touchant au rapport entre émotions et justice (indignation, mobilisation, colère), sur le corps défaillant, sur la cruauté et sur les violences corporelles ; sur les usages du son et de la musique dans la représentation des émotions (images, film, art contemporain, opéra, spectacle vivant) ; sur les émotions suscitées par l’écoute musicale et le concert, sur les régimes d’émotions en lien avec le contexte politique et social. Les émotions suscitées et configurées par le regard et par l’écoute sont au cœur de l’histoire des musées, du concert, du voyage, du patrimoine, notamment, pour ce dernier, autour des problématiques de la conservation, de la destruction, de la conservation et du sauvetage, de la promotion du tourisme patrimonial et éco-durable, qui mettent en œuvre les notions de mémoire collective et de culture sensible.

– Environnement, territoires, circulations

Au cœur des processus historiques de l’histoire environnementale et du rapport des populations à leur territoire, sur le temps long, cette thématique articule différentes problématiques autour d’un acteur environnemental – non réductible au seul milieu naturel – au sens où l’entendait Fernand Braudel, de l’Antiquité jusqu’au temps présent. L’environnement est un cadre dans lequel se déroule l’histoire, circulent les hommes et auquel ils s’adaptent. Les sociétés humaines interagissent avec lui, avec leurs conséquences institutionnelles, politiques, sociales et culturelles : contestations, conflits, organisations, circulations, destructions. On fera dialoguer ces horizons différents et terrains d’investigation – au sein des territoires atlantiques et méditerranéens – et les disciplines scientifiques. On se placera au cœur de collaborations pluridisciplinaires entre sciences humaines (géographie, sciences économiques, droit, anthropologie et ethnologie) et sciences de la vie et de la terre (biologie, géologie).

Pouvoirs, institutions, conflits

Cette thématique s’inscrit dans la dynamique des recherches menées autour des pouvoirs et des institutions. Elle est croisée avec celle des conflits qui a déjà donné lieu à une intense production scientifique.

L’utilité de prolonger ces perspectives s’impose comme une nécessité dans une société au sein de laquelle la question des formes du pouvoir politique, de leur efficacité, de leur légitimité se pose de manière toujours plus vive, où les institutions reviennent avec insistance au cœur des débats sociaux, où la diversité comme la nouveauté des formes des conflits mettent en difficulté la compréhension du social.

Les recherches menées se situeront résolument dans le cadre d’une nouvelle histoire politique, associant les dimensions institutionnelles, politiques et judiciaires, aux dimensions économiques, sociales et culturelles de cet objet, profane mais également religieux. Cette histoire du politique croise en effet le fait religieux, les institutions ecclésiastiques, les croyances et les pratiques qui s’y rattachent de l’Antiquité à nos jours.