26 novembre 2010 : Les crises sanitaires en Méditerranée antique et médiévale : un état de la question

Le CESCM a organisé le 26 novembre 2010 à l’Hôtel Berthelot – 24 rue de la Chaîne à POITIERS la journée d’études :

Les crises sanitaires en Méditerranée antique et médiévale : un état de la question



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Présentation

Cette troisième journée, venant après celles de Nantes 2007 et de Madrid 2008,
consacrées aux approches méthodologiques et à un bilan des recherches sur l’histoire du
climat en Méditerranée occidentale à l’époque médiévale, aborde la vaste question des
crises sanitaires qui ont affecté les pays riverains de la Méditerranée dans l’Antiquité et au
Moyen Âge, qu’il s’agisse des épidémies, domaine relativement bien exploré, quoique de
façon inégale, et des épizooties, au sujet desquelles il reste encore beaucoup à faire.
Conformément à l’orientation des journées précédentes, l’accent sera mis sur
les questions d’ordre méthodologique et sur un bilan de la recherche, par des travaux
de synthèse et la présentation de cas d’espèce jugés particulièrement représentatifs
des problèmes et des problématiques évoquées, dans une perspective non seulement
historique, mais historienne.
Parallèlement, il conviendra d’accorder toute l’attention nécessaire aux
moyens de lever le verrou philologique : terminologie de la morbidité dans les sources,
nomenclature, etc. Il s’agira, notamment, d’évaluer l’« exploitabilité » des textes médicaux
ou à connotation médicale, de préciser leurs limites et d’apporter des éléments de
réponse à la question suivante : en quoi nous aident-ils à comprendre plus efficacement
les textes historiographiques lorsque ceux-ci font mention de « maladie », de « fièvre »,
d’« épidémie », d’« air malsain », etc. ? Pouvons-nous, par exemple, parvenir à identifier
avec une certitude suffisante ce que nous appelons aujourd’hui peste, typhus, choléra,
typhoïde, paludisme, variole, rougeole, etc. ? Et qu’en est-il concernant les pathologies
animales ?
Cette recherche suppose que les spécialistes des textes, les historiens, les
archéologues, les médecins, les paléo-biologistes et les archéo-zoologues mettent en
commun leurs compétences et confrontent leurs points de vue disciplinaires. Il sera
souhaitable, également, de préciser les modalités du partenariat de façon dynamique,
c’est-à-dire sans se limiter à l’offre mutuelle de savoir, mais en exprimant des attentes et
en imaginant les synergies possibles.

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