Extrait de l’arrêté du 28 décembre 2009 fixant les sections et les modalités d’organisation des concours de l’agrégation (entrée en vigueur : 2011)

Réf. : JORF n°0004 du 6 janvier 2010
Texte complet de l’arrêté, consultable sur le site Legifrance.

Le ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l’Etat et le ministre de l’éducation nationale, porte-parole du Gouvernement,

Vu le décret n° 72-580 du 4 juillet 1972 relatif au statut particulier des professeurs agrégés, modifié notamment par le décret n° 2009-914 du 28 juillet 2009 ;

Vu le décret n° 2002-766 du 3 mai 2002 relatif aux modalités de désignation, par l’administration, dans la fonction publique de l’Etat, des membres des jurys et des comités de sélection et de ses représentants au sein des organismes consultatifs ;

Vu le décret n° 2004-1105 du 19 octobre 2004 relatif à l’ouverture des procédures de recrutement dans la fonction publique de l’Etat ;
Vu l’arrêté du 19 décembre 2006 portant cahier des charges de la formation des maîtres en institut universitaire de formation des maîtres,

Arrêtent :

Article 1

Le concours externe et le concours interne de l’agrégation, prévus à l’article 5-1 du décret du 4 juillet 1972 susvisé, sont organisés conformément aux dispositions du présent arrêté dans les sections suivantes :
Section philosophie ;
Section grammaire ;
Section lettres classiques ;
Section lettres modernes ;
Section histoire ;
Section géographie ;
Section langues vivantes étrangères.
Section mathématiques ;
Section sciences physiques ;
Section sciences de la vie – sciences de la Terre et de l’univers ;
Section musique ;
Section arts ;
Section sciences économiques et sociales ;
Section mécanique ;
Section génie mécanique ;
Section génie civil ;
Section génie électrique ;
Section biochimie – génie biologique ;
Section économie et gestion ;
Section éducation physique et sportive.

Article 2

Le nombre de places offertes aux concours externe et interne et la date de clôture des registres d’inscription sont fixés par arrêté du ministre chargé de l’éducation, après avis conforme du ministre chargé de la fonction publique, dans les conditions fixés par l’article 2 du décret du 19 octobre 2004 susvisé.

La date d’ouverture des sessions, les modalités d’inscription, les centres dans lesquels les épreuves sont subies ainsi que la répartition des places entre les sections sont fixés par arrêté du ministre chargé de l’éducation. Les candidats sont tenus de s’inscrire dans les conditions et les délais fixés par ces arrêtés.

Article 3

Un jury est institué pour chacune des sections, et éventuellement options, de chacun des deux concours.

Chaque jury comprend un président et, en tant que de besoin, un ou plusieurs vice-présidents, nommés par le ministre chargé de l’éducation, sur proposition du directeur chargé des personnels enseignants. Ils sont choisis parmi les inspecteurs généraux de l’éducation nationale et les professeurs de l’enseignement supérieur et également, pour ce qui concerne les vice-présidents, parmi les inspecteurs d’académie-inspecteurs pédagogiques régionaux et les autres enseignants-chercheurs.

Article 4

Les membres du jury, nommés par le ministre chargé de l’éducation, sont choisis, sur proposition du président, parmi les inspecteurs généraux de l’éducation nationale, les inspecteurs d’académie-inspecteurs pédagogiques régionaux, les personnels de direction d’établissement ou de formation relevant du ministre chargé de l’éducation, les membres des corps enseignants de l’enseignement supérieur, les professeurs agrégés et assimilés. Les jurys peuvent, également, comprendre des personnes choisies en fonction de leurs compétences particulières.

Article 5

Lorsque le président du jury se trouve dans l’impossibilité de poursuivre sa mission, un vice-président ou un membre du jury appartenant à l’une des catégories d’agents visés au premier alinéa du présent article est désigné sans délai par le ministre, sur proposition du directeur chargé des personnels enseignants pour le remplacer.
Article 6

Le président, le ou les vice-présidents et les membres du jury ne peuvent participer à plus de quatre sessions successives. A titre exceptionnel, leur mandat peut être prorogé pour une session.

Article 7

Lorsque le jury se constitue en groupes d’examinateurs, chaque groupe comprend deux examinateurs au moins, sans pouvoir excéder quatre examinateurs en moyenne pour l’ensemble des groupes de ce jury. Pour une même épreuve, chaque groupe est constitué du même nombre d’examinateurs tout au long de la session.

Article 8

Les épreuves du concours externe et du concours interne sont fixées respectivement aux annexes I et II du présent arrêté.

Article 9

Les épreuves sont notées de 0 à 20. Pour toutes les épreuves, la note zéro est éliminatoire. Lorsqu’une épreuve comporte plusieurs parties, la note zéro obtenue à l’une ou l’autre des parties est éliminatoire.

Article 10

Le fait de ne pas participer à une épreuve ou à une partie d’épreuve, de s’y présenter en retard après l’ouverture des enveloppes contenant les sujets, de rendre une copie blanche, d’omettre de rendre la copie à la fin de l’épreuve, de ne pas respecter les choix faits au moment de l’inscription ou de ne pas remettre au jury un dossier ou un rapport ou tout document devant être fourni par le candidat dans le délai et selon les modalités prévus pour chaque concours entraîne l’élimination du candidat.

Article 11

Les épreuves écrites des candidats sont rendues anonymes avant d’être soumises à une double correction.

A l’issue de la correction des épreuves d’admissibilité, le jury fixe, après délibération, la liste des candidats admis à subir les épreuves d’admission.

L’anonymat des épreuves n’est levé qu’après la délibération du jury. A l’issue des épreuves d’admission et après délibération, le jury, en fonction du nombre total de points que les candidats ont obtenus à l’ensemble des deux séries d’épreuves et dans la limite des places mises au concours, fixe par ordre de mérite la liste des candidats qu’il propose au ministre chargé de l’éducation pour l’admission au concours.
Le ministre chargé de l’éducation arrête par section et éventuellement par option, dans l’ordre de mérite, la liste des candidats déclarés admis aux concours.

Article 12

Lors des épreuves, il est interdit aux candidats :
1° D’introduire dans le lieu des épreuves tout document, note ou matériel non autorisé par le jury du concours ;
2° De communiquer entre eux ou de recevoir des renseignements de l’extérieur ;
3° De sortir de la salle sans autorisation du surveillant responsable et sans être accompagnés par un autre surveillant ;
4° De perturber par leur comportement le bon déroulement des épreuves.
Les candidats doivent se prêter aux surveillances et vérifications nécessaires.

Article 13

Toute infraction au règlement, toute fraude ou toute tentative de fraude dûment constatée entraîne l’exclusion du concours, sans préjudice de l’application, le cas échéant, des dispositions pénales prévues par la loi du 23 décembre 1901 réprimant les fraudes dans les examens et concours publics et de la sanction disciplinaire éventuellement encourue si le candidat est déjà au service d’une administration. La même mesure peut être prise contre les complices de l’auteur principal de la fraude ou de la tentative de fraude.

Aucune sanction immédiate n’est prise en cas de flagrant délit. Le surveillant responsable établit un rapport que le recteur d’académie transmet au ministre chargé de l’éducation.

Aucune décision ne peut être prise sans que l’intéressé ait été convoqué et mis en état de présenter sa défense.

L’exclusion du concours est prononcée par le ministre chargé de l’éducation, sur proposition du président du jury.

La décision motivée est notifiée sans délai à l’intéressé par lettre recommandée avec accusé de réception.

Article 14

Toute copie apparaissant suspecte en cours de correction est signalée par le correcteur au président du jury. En cas de fraude reconnue, son auteur est exclu du concours dans les conditions prévues aux trois derniers alinéas de l’article 13.

Article 15

Sont abrogés :
– l’arrêté du 18 juin 1904 modifié organisant les agrégations ;
– l’arrêté du 27 aout 1970 relatif aux épreuves de l’agrégation d’histoire, modifié par l’arrêté du 3 mai 1974 et l’arrêté du 14 novembre 1979 ;
– l’arrêté du 12 septembre 1988 modifié fixant les modalités des concours de l’agrégation.

Article 16

Les dispositions du présent arrêté prennent effet à compter de la session de l’année 2011 des concours.

Article 17

Les annexes I et II font l’objet d’une publication au Journal officiel de la République française.

Article 18

La directrice générale des ressources humaines est chargée de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

A N N E X E I : ÉPREUVES DU CONCOURS EXTERNE DE L’AGRÉGATION

Section philosophie

A. ― Épreuves écrites d’admissibilité

– 1° Composition de philosophie sans programme (durée : sept heures ; coefficient 2).
– 2° Composition de philosophie se rapportant à une notion ou à un couple ou groupe de notions selon un programme établi pour l’année (durée : sept heures ; coefficient 2).
– 3° E preuve d’histoire de la philosophie : commentaire d’un texte extrait de l’œuvre d’un auteur (antique ou médiéval, moderne, contemporain) figurant dans un programme établi pour l’année et comportant deux auteurs, appartenant chacun à une période différente (durée : six heures ; coefficient 2).

B. ― Épreuves orales d’admission

– 1° Leçon de philosophie sur un sujet se rapportant, selon un programme établi pour l’année, à l’un des domaines suivants : la métaphysique, la morale, la politique, la logique et l’épistémologie, l’esthétique, les sciences humaines (durée de la préparation : cinq heures ; durée de l’épreuve : quarante minutes ; coefficient 1,5).

Pour la préparation de la leçon, aucun ouvrage ou document n’est mis à la disposition des candidats.

– 2° Leçon de philosophie sur un sujet se rapportant à la métaphysique, la morale, la politique, la logique et l’épistémologie, l’esthétique, les sciences humaines, à l’exception du domaine inscrit au programme de la première épreuve d’admission (durée de la préparation : cinq heures ; durée de l’épreuve : quarante minutes ; coefficient 1,5).

Pour la préparation de la leçon, les ouvrages et documents demandés par les candidats seront, dans la mesure du possible, mis à leur disposition. Sont exclues de la consultation les encyclopédies et anthologies thématiques.

– 3° Explication d’un texte français ou en français ou traduit en français extrait de l’un des deux ouvrages inscrits au programme (durée de la préparation : une heure trente ; durée de l’épreuve : trente minutes ; coefficient 1,5).

Le programme est renouvelé chaque année. L’un des deux ouvrages est obligatoirement choisi dans la période pour laquelle aucun auteur n’est inscrit au programme de la troisième épreuve d’admissibilité.

– 4° L’épreuve se déroule en deux parties (durée de la préparation pour les deux parties : deux heures ; durée totale de l’épreuve : une heure vingt minutes ; la première partie de l’épreuve compte pour 16 points, la seconde pour 4 points ; coefficient 1,5) :

Première partie : traduction et explication d’un texte grec ou latin ou allemand ou anglais ou arabe ou italien extrait de l’ouvrage inscrit au programme (durée de la première partie de l’épreuve : trente minutes ; durée de l’entretien : trente minutes). Le programme est renouvelé chaque année.

Un dictionnaire sera mis par le jury à la disposition des candidats (bilingue pour le latin et le grec, unilingue pour l’anglais, l’allemand, l’arabe et l’italien).

Le candidat devra indiquer au moment de son inscription la langue ancienne ou moderne choisie par lui.

Deuxième partie : exposé du candidat à partir d’un document fourni par le jury (dix minutes) et entretien avec le jury (dix minutes) sur la compétence « Agir en fonctionnaire de l’Etat et de façon éthique et responsable » définie dans le point 3 « les compétences professionnelles des maîtres » de l’annexe de l’arrêté du 19 décembre 2006.

Les programmes du concours font l’objet d’une publication au Bulletin officiel du ministère de l’éducation nationale.

(…)